.
C'est la question que l'on se pose à chaque fois que l'on découvre un cas de maltraitance. Comme l'année dernière, lorsque l'on a appris à Millau, le calvaire de Dylan, alors âgé de 7 ans. Ce petit garçon vivait enfermé, bouclé dans une chambre sordide avec un matelas gorgé d'urine, souffrant de carences alimentaires et affectives dramatiques, régulièrement battu.
Ce calvaire a été découvert à la suite d'une enquête des services sociaux, lors de la naissance d'un deuxième enfant du couple. Les enquêteurs se sont rendus compte que Dylan n'avait jamais été scolarisé. De fil en aiguille, ils ont découvert l'horreur de son quotidien. Reste à savoir s'il aurait été possible de s'en apercevoir plus tôt.
La loi sur « la protection de l'enfance en danger en France » a été promulguée le 5 mars 2007 et a créé dans chaque département une cellule de recueil, de traitement et d'évaluation des situations de danger ou de risques de danger pour l'enfant. Dans l'affaire de Marina, on voit que cette cellule a été activée en mai 2009. C'est pendant le laps de temps où cette cellule vérifiait les informations du directeur d'école que la fillette est morte.
En France, chaque année, 95 000 enfants sont signalés comme enfants en danger de maltraitance. 19 000 sont réellement maltraités et ces chiffres augmentent d'année en année d'environ mille enfants signalés comme étant en danger.
La grande difficulté vient du fait que les maltraitances sont généralement bien dissimulées par les familles, comme c'était le cas pour celle de Marina, qui ne cessait de déménager, ou celle de Dylan, qui faisait bonne figure devant la famille. Et bien souvent aussi, les enfants maltraités « couvrent » des parents bourreaux qu'ils aiment malgré tout.
source .............................................................................................................................................................................................................
Plusieurs signalements sans suiteLe corps meurtri de Marina, 8 ans, a été retrouvé vendredi dernier sous une dalle bétonnée d'un entrepôt de la banlieue du Mans.
Les services sociaux avaient été pointés du doigt car l'enfant avait fait l'objet de plusieurs signalements. a savoir:
Les parents de la petite Marina, retrouvée morte vendredi au Mans après que le père eut monté de toutes pièces l'histoire de sa disparition, ont été mis en examen samedi pour homicide volontaire, séquestration et pour des maltraitances qu'ils lui infligeaient depuis des mois.
Les deux parents, mis en cause à part égale, risquent la réclusion criminelle à perpétuité, a expliqué samedi la procureure adjointe de la République du Mans, Chantal Moulin-Bernard.
Le parquet a demandé leur incarcération.
La fillette de 8 ans, que le père avait déclarée mystérieusement disparue mercredi sur le parking d'un restaurant Mc Donald's de la périphérie nord du Mans, subissait des violences depuis "de nombreux mois", d'où une mise en examen également pour violences habituelles sur mineur de 15 ans par ascendant.
Au début du mois d'août, la fillette "a subi une scène de violence, puis a été placée dans la cave" du domicile familial, un pavillon dans lequel ils s'étaient installés récemment, à Ecommoy (Sarthe), a expliqué Mme Moulin-Bernard.
Elle aurait reçu lors de cette scène principalement des coups "à la main". La magistrate, qui n'a pas voulu entrer dans les détails, a également évoqué "des actes particulièrement brutaux". La mère dit l'avoir retrouvée ensuite "inanimée".
Les parents ont ensuite cherché à dissimuler son corps et ont expliqué aux quatre autres enfants de la famille, placés depuis vendredi matin et qui n'ont pas été témoins de la scène, que leur soeur "était partie à la mer". Le couple a aussi été mis en examen pour "dénonciation imaginaire".
Les parents ont reconnu les faits au cours de la garde à vue, confrontés aux investigations des enquêteurs qui contredisaient leurs dires. Le père avait notamment avancé la thèse d'une "mort naturelle" sous le coup de la "panique". Ils ont également reconnu les maltraitances récurrentes, qu'ils ont parfois expliqué par le fait que "Marine avait souvent faim".
Le corps de la fillette a été placé dans un congélateur de la cave du domicile, puis dans un conteneur "dans lequel le père a coulé plusieurs kilos de béton", situé dans un entrepôt de la banlieue du Mans où il travaillait.
L'autopsie pratiquée vendredi ne permet pas pour l'instant de dire de quoi exactement est morte Marina, car les médecins légistes ont reporté leurs conclusions dans l'attente d'autres expertises.
La procureure adjointe a souligné samedi que le parquet du Mans n'avait été mis au courant que d'"un seul signalement de maltraitance" en juin 2008. "A ce moment-là, cela c'est avéré négatif", c'est-à-dire qu'il n'y a eu aucune suite.Plusieurs témoignages recueillis sur place, dont celui du directeur d'école et du maire d'une commune où la famille résidait avant de s'installer à Ecommoy, ont fait état d'une petite fille venant à l'école avec des hématomes et prenant le goûter de ses camarades sous le coup de la faim.
Mercredi soir, le père, accompagné de son fils de 10 ans, avait donné l'alerte expliquant que sa fille s'était volatilisée le temps d'aller chercher des repas. Un vaste dispositif de recherches, avec près de 150 gendarmes, avait alors été mis en place.
.........................................................................................................................................................................................................
Julie a finalement été enlevée, séquestrée et violée à de nombreuses reprises par deux hommes d'origine turque. Il a fallu toute une mise en scène pour parvenir à arrêter les criminels.
Cette jeune fille de 14 ans connaitra des séquelles irréversibles. De tels forfaits doivent être empêchés, les pouvoirs publics doivent impérativement protéger les enfants et seule la crainte d'une condamnation capitale peut être salutaire.
Au moment où l'insécurité n'a jamais été plus grande, je demande aux pouvoirs publics de prendre leurs responsabilités au lieu de tergiverser autour d'une « loi pénitentiaire » qui fait la part belle aux délinquants.
..........