Sévices en utilisant l'hôpital !

Sévices en utilisant l'hôpital !
Elle semble toute petite devant la présidente.

Pourtant, la prévenue a envoyé plusieurs fois à l'hôpital son petit garçon pour une maladie urinaire inventée. Récit d'une maltraitance hors norme.

"C'est un dossier un dossier exceptionnel, tout à fait particulier", note la procureure Delphine Reygrobellet. L'histoire commence en 2003 alors que le petit Bernard (le prénom a été changé) est âgé de trois ans. La mère le conduit à l'hôpital pour une maladie urinaire.

«Il tombait, il avait de la fièvre, à chaque fois, même pour un rien, je l'emmenais à l'hôpital»,

raconte Valérie X., 33 ans. Le problème, c'est que, lorsqu'elle va remplir un flacon d'urine aux toilettes pour son fils, elle ajoute quelques gouttes de sang qui lui appartiennent à elle.

«Je me faisais saigner les lèvres pour avoir quelques gouttes»,

se rappelle-t-elle. Analyse du flacon d'urine du fils:on ne détecte pas la supercherie. À plusieurs reprises, la mère opère ainsi tandis que les médecins de l'hôpital de Roubaix n'arrivent pas - et pour cause ! - à établir un diagnostic.
Les analyses se font de plus en plus intrusives. A deux reprises, l'enfant va subir des anesthésies totales. 18 jours d'hospitalisation totalement inutiles au total. « De 500 à 600 personnes meurent, chaque année en France, des suites d'une anesthésie générale », souligne Me Hélène Fontaine, partie civile pour Bernard aujourd'hui âgé de 9 ans.
En juin 2003, un médecin découvre le trucage en détectant, dans le sang présent dans l'urine de l'enfant, des traces d'ADN compatibles avec la mère.
Celle-ci, avant d'avouer, accusera d'abord la nourrice et l'hôpital...
Hier, à l'audience, on parle beaucoup d'un « syndrome de Munchausen par procuration ». Autrement dit, une sorte de traumatisme qui pousse les gens à se faire soigner à toute force. Une forme plus élaborée consiste à trouver un cobaye -ici, le fils- qui prend la place de la traumatisée... Pratique.
Et la jeune femme, utilisant à son profit le discours des "psy", explique qu'elle « reproduit » des maltraitances qu'elle-même aurait subies dans l'enfance.
Des violences dans sa famille -on n'a pas vérifié durant 5 ans d'instruction- et des abus sexuels commis par deux oncles. Une plainte a été déposée par la prévenue en 2007 mais n'a encore rien donné.
Surprise à l'audience: tout le monde a l'air de croire sur parole la jeune femme. La défense, assurée par Me Sophie Lefrançois, tient évidemment pour sûres ces violences subies par la prévenue. Mais la procureure en parle également comme si elles étaient démontrées.


La prévenue regrette mais explique tout : « J'étais battue et maltraitée et je croyais que ce garçon allait devenir peut-être comme mes oncles » dit la jeune femme. Elle ajoute : « J'avais peur des hommes, je voulais protéger ma fille ». La prévenue, poursuivie pour "mise en danger d'autrui", conclut : « C'était une sorte d'appel au secours de ma part ; pourtant, j'entendais mon fils qui hurlait ».
Durant le réquistoire, on parle finalement plus des souffrances de la mère que de celles du fils. Bernard, placé actuellement mais voyant sa mère, irait bien. Il n'est pas à l'audience. « Je n'oublie rien mais je lui pardonne », a-t-il dit à son avocate.

La procureure demande 15 mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve. Après la plaidoirie de Me Sophie Lefrançois, la mère écope finalement de 8 mois de prison avec mise à l'épreuve. •

# Posté le mardi 23 septembre 2008 08:51

Plus il va y avoir des associations de la sorte, mieux ce sera pour ces enfants.

L' association Arc-En-Ciel ...

L'association Arc-En-Ciel constituée par une formidable chaîne de solidarité autour d'Alain et Monique Nesme a permis à près de 650 enfants malades, en 16 ans, de réaliser leur rêve. Arc-En-Ciel est restée une association indépendante et à caractère familial. Depuis sa création, Monique et Alain Nesme s'investissent au quotidien et déploient leur énergie avec c½ur et modestie, avec le concours actif des parrains, des bénévoles et des anonymes.


Avoir la possibilité de réaliser son rêve permet à l'enfant d'avoir un projet, de penser à autre chose qu'à sa maladie et de mieux prendre en charge son traitement. Réaliser son rêve constitue alors une formidable bouffée d'air pur, un moment d'évasion et de trêve face à la souffrance. Pour les médecins, c'est apporter à l'enfant un bénéfice majeur et durable.


Le but d' Arc-En-Ciel est simple : au travers de la préparation, de la réalisation, puis du souvenir de son rêve, faire oublier ses souffrances à l'enfant malade. Tout cela est rendu possible grâce à la collaboration du corps médical dont Arc-En-Ciel a su gagner la confiance dans la région Rhône Alpes. Aujourd'hui, médecins, infirmières et personnel soignant cautionnent son action et reconnaissent l'importance du rêve comme une étape à part entière dans la thérapie. Ce sont eux qui, en tout premier lieu, identifient et mettent en relation les enfants concernés avec Arc-En-Ciel.

Même si quelquefois les rêves paraissent utopiques, nous devons leur accorder une importance à chacun. La réalisation de son rêve fait partie du combat contre la maladie. Si l'enfant désire vivre intensément ces moments précieux, c'est que malgré tout l'amour et l'affection dont il est entouré, quelque part, il a envie de se trouver lui-même, de sortir de son cocon et se métamorphoser. Chacun des enfants a soif de lumière et de vérité dans la maladie. Il sait que le combat est encore dur à mener et que souvent, c'est seul qu'il devra l'affronter. Alors, le rêve permet l'éloignement du moment présent, des souffrances. C'est pourquoi Arc-En-Ciel veut faire de ces rêves la réalité et satisfaire ceux de Benoît, Julia, Marion, Marine, Cédric, Stéphane, Mikaël... rien que pour leur faire du bien et les rendre plus forts... Quel que soit le stade de la maladie, et sans préjuger de son évolution, Arc-En-Ciel propose simplement un intermède heureux pour les enfants et leur famille.

Partant du principe que chacun est seul face à sa maladie et que l'enfant souffre seul, Arc-En-Ciel ne souhaite pas faire de rêves collectifs. En effet, la singularité d'Arc-En-Ciel est que chaque enfant réalise son rêve à lui, entouré d'une attention toute particulière durant une journée, accompagné d'un de ses parents et d'un membre de l'association.

Le projet de WORLDVISIO.com est d'équiper pour Noël tous les enfants malades d'ordinateurs et de connexions internet. Nous voulons leurs permettre de parler, rire et partager avec les copains et la famille grâce au VidéoTchat

Pour cela WORLDVISIO.com organise un Grand événement qui aura lieu en novembre 2008. Cet événement regroupera des concerts, des spectacles, du théâtre et du sport. Il sera intégralement retransmis sur les différents VideoTchats de NETWORKVISIO.com : WebConcert.fr, TheatreVisio.com et SportVisio.com.

Touts les bénéfices récoltés pour cet événement grâce aux spectacles, aux dons, à la publicité et à nos partenaires seront reversés à l'association Arc-En-Ciel. Ils pourront alors servir à équiper les enfants malades d'ordinateurs et des connections internet et également leurs permettre de réaliser leur rêve.


...



Plus il va y avoir des associations de la sorte, mieux ce sera pour ces enfants.
# Posté le dimanche 14 septembre 2008 15:22

POUR QUE PLUS JAMAIS CELA N'ARRIVE, POUR QUE LA JUSTICE SE REVEILLE, POUR NOS ENFANTS

POUR QUE PLUS JAMAIS CELA N'ARRIVE, POUR QUE LA JUSTICE SE REVEILLE,

POUR NOS ENFANTS



Nous avons perdu notre fille CHEYENNE de 11 ans tuée par un garçon qui roulait sans permis et ces deux complices qui ont pris la fuite et qui s'amusait sur le parking à faire des aller et retour avec une voiture.

Notre fille CHEYENNE était sagement sur une pelouse avec d'autres camarades d'écoles, la voiture a volé et lui est tombé dessus, notre fille CHEYENNE a été cassé comme une poupée, nous Papa et Maman de CHEYENNE, n'avons pu la sauver, notre fille chérie est décédée sur le coup.

Depuis six mois ce garçon est en liberté et peut continuer à mettre des vies en danger, ces complices n'ont pas été ennuyées, nous n'avons jamais eu un signe ni une parole de ces deux familles.

Notre combat, en mémoire de notre fille adorée est aussi celui des enfants pour qu'ils ne soient plus jamais victime de ces chauffards,

Je vous en supplie allez sur les blogs dédiée à notre fille CHEYENNE, c'est très important, nous lui avons promis son Papa et sa Maman de nous battre pour que cela n'arrive plus, car maintenant notre combat est notre surviE

UN ARTICLE, UNE SIGNATURE , PARLER EN AUTOUR DE VOUS, MOBILISEZ VOUS JE VOUS EN PRIE

MERCI DU FOND DU COEUR

POUR DIRE PLUS JAMAIS,

http://punkette826.skyrock.com/


# Posté le samedi 23 août 2008 09:10

Un bébé de 4 mois est mort

Un bébé de 4 mois est mort

et sa mère se trouvait jeudi soir dans un état critique à la suite d'une agression dans la matinée dans une maison de Perdeauville, près de Mantes dans les Yvelines. Les gendarmes, qui ont déclenché le plan Epervier pour retrouver le ou les auteurs de cette agression, ont commencé à recueillir les témoignages de voisins.....

La jeune femme de 22 ans, grièvement blessée jeudi alors que son bébé était tué lors d'une agression à son domicile de Perdeauville (Yvelines), est décédée vendredi à 17h30 à l'hôpital Beaujon de Clichy (Hauts-de-Seine). Hospitalisée à Beaujon, la jeune femme, se trouvait était en état de "mort cérébrale". La piste du drame familiale est pour l'heure privilégiée dans cette affaire. Le concubin de la jeune femme a d'abord été placé en garde à vue dans la Manche. Au cours de la soirée, il a reconnu avoir agressé la jeune femme ainsi que l'enfant âgé de 4 mois. Vendredi matin, le suspect a donc été transféré dans les locaux de la Section de recherches de Versailles. Il sera déféré devant un juge samedi. "Il y aura ouverture d'une information judiciaire pour assassinat et tentative d'assassinat", a déclaré le procureur adjoint de Versailles, Jean-Michel Desset. "C'est le drame d'un couple qui s'est séparé", a-t-il ajouté. "Le psychiatre n'a rien décelé de particulier comme pathologie", a précisé le procureur adjoint, qui a ajouté que la peine encourue est la réclusion criminelle à perpétuité avec peine de sûreté de 30 ans. Agé de 26 ans, le suspect se rendait chez sa mère, à Cherbourg et c'est elle qui l'aurait convaincu de se constituer prisonnier à la gendarmerie.



Les faits remontent à jeudi midi. Une jeune femme de 22 ans a été retrouvée à son domicile allongée par terre, le corps de son bébé mort sur le ventre. Une bouteille de champagne ensanglantée a été retrouvée à ses côtés. Selon les premiers éléments de l'enquête, le couple se serait disputé au sujet de la garde de leur enfant, âgé de quatre mois. Alertés par des voisins ayant entendu des cris et vu le compagnon s'enfuir, les secours se sont rendus sur place. Blessée à la tête, elle a été hospitalisée dans un état sérieux à l'hôpital Beaujon de Clichy dans les Hauts-de-Seine et placée sous la surveillance des gendarmes. Le groupement de gendarmerie des Yvelines et la section de recherche de Versailles ont été chargés de l'enquête.

# Posté le jeudi 21 août 2008 16:23
Modifié le vendredi 22 août 2008 15:38

Pédophilie ......"Si tout le monde bouge, ça bougera"

Pédophilie ......"Si tout le monde bouge, ça bougera"
Réagissez avant de tomber dans ce système judiciaire irrespectueux du citoyen, pervers, hypocrite, et inadapté à l'évolution de notre société.




Pédophilie

le thème de la pédophilie est à la mode, tout le monde en parle, les média, le monde politique s'y intéressent, les colloques et les séminaires sur ce thème se multiplient.

Pourtant, ce mot et tout ce qu'il recouvre a longtemps été tabou, personne n'osait même le prononcer, et beaucoup n'en connaissent pas le véritable sens, le confondant souvent avec pédérastie ou homosexualité.

Qui sont les pédophiles?

Ce sont des individus attirés sexuellement par les enfants pré-pubères et même parfois très jeunes.

Au mois d'août 1996, le congrès de Stockholm, en pleine actualité belge, a mis en lumière l'ampleur du problème dans le monde.

Qu'en est-il aujourd'hui?

- on estime à plus d'un million le nombre d'enfants enlevés, achetés, contraints à se prostituer,

- la pornographie infantile se répand sous forme de revues et de vidéos qui banalisent la pédophilie dans le monde entier, aidée par les nouveaux moyens de communication,

- le tourisme sexuel se développe en Asie, en Amérique latine, en Afrique, et aujourd'hui plus près de nous en Europe centrale, et en Europe de l'Est.

- des statistiques canadiennes montrent qu'un pédophile agresse une soixantaine d'enfants en moyenne dans sa vie, et souvent plus de 100.

En France:

- 65000 enfants maltraités par an,

- 5500 enfants victimes d'abus sexuels,

Ces chiffres sont des données officielles, mais combien y-en a-t-il véritablement?

D'où vient cette prise de conscience? Pourquoi nos élus se sont-ils penchés subitement sur ce problème que nous dénonçons, avec d'autres associations, depuis de nombreuses années sans être, il faut le reconnaître, véritablement écoutés?

Il ne faut pas se voiler la face, c'est grâce à un homme nommé Dutroux, cet été en Belgique, et au sacrifice de deux petites filles, Julie et Mélissa. Mais comprenons-nous bien, elles nous ont ouvert les yeux, mais ce sont les adultes, la société, qui les a sacrifiées au nom de l'obscurantisme, de la lâcheté, et certainement de la corruption.

N'avons-nous pas été tout d'abord révoltés par l'horreur de leur mort, mortes de faim dans leur prison, avant de prendre conscience de l'autre horreur, celle de la pédophilie et de ses trafics ignobles?

En France, l'opinion publique, bercée par les média et les pouvoirs publics, a voulu se rassurer en donnant en exemple les lois françaises permettant la condamnation de ces actes. S'il est vrai que notre système législatif est l'un des plus répressifs d'Europe, encore faut-il avoir la volonté de l'appliquer, de l'appliquer fermement, et de mettre davantage l'accent sur la prévention.

La pédophilie doit être considérée comme un crime grave et doit être sévèrement puni. Chacun doit en être bien conscient, la lutte contre la pédophilie est une priorité. Mais il est plus facile de voter des lois ou créer des structures que de changer les mentalités. Apprenons à écouter nos enfants et à ne plus mettre au ban de la société les courageuses petites victimes qui osent parler.

La protection des enfants doit passer avant toute autre considération.

En signant le 26 janvier 1990, la Convention Internationale des Droits de l'Enfant adoptée par l'ONU le 20 novembre 1989, la France, comme tous les pays européens, s'est engagée à le faire.

Tous les français, toutes les institutions, devraient aussi s'y engager.


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année dramatique pour les enfants, mais aussi année de la prise de conscience de l'importance et des ravages de la pédophilie, ce crime contre l'enfance. Partout dans le monde, et chez nous en France, des enfants sont victimes de la violence et de la perversité; un congrè de Stockholm a permis d'en prendre la véritable dimension.

une lueur d'espoir: la protection de l'enfance maltraitée est déclarée "Grande Cause Nationale"


Comme le rappelle le slogan de la grande cause nationale, nous sommes tous concernés. Tout le monde doit se mobiliser pour assurer la sécurité des enfants.

A côté de nous, des enfants souffrent, sont en danger, mais les voyons-nous?

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"Si tout le monde bouge, ça bougera"


L'enfant maltraité est "celui qui est victime de violences physiques, d'abus sexuels, de cruauté mentale, de négligences lourdes, ayant des conséquences graves sur son développement physique et psychologique".

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Aide au familles

Cette année encore, les temps forts de l'association furent les rencontres entre les parents qui ont permis à chacun de se sentir moins isolé.


Réunion des parents dont l'assassin de l'enfant n'a pas encore été identifié. Echange sur le vécu des familles, élaboration des actions à entreprendre pour relancer les enquêtes.


Nous souhaitons que toute victime dont l'agresseur est passible de la cour d'assises puisse bénéficier d'une préparation semblable.


Lors de l'accompagnement de familles à un procès, ou malheureusement lors d'un nouvel assassinat ou d'une disparition d'enfant, nous avons été sollicités de nombreuse fois pour apporter notre témoignage dans la presse écrite, à la radio et à la télévision.



. Gardons-nous des excès

Les nombreuses affaires de pédophilie révélées ces derniers temps, la découverte des différents réseaux de ventes de cassettes pornographiques, la personnalité des personnes incriminées, ont de quoi inquiéter les parents que nous sommes.

Sachons donner à nos enfants les conseils de prudence élémentaires et apprenons leur à détecter et à éviter les situations à risque

Mais gardons-nous de leur communiquer notre angoisse et de développer chez eux une image trop négative du monde adulte. Sachons préserver leur enfance et leur innocence.

Soyons vigilants à tout ce qui se passe autour de nous,

Des petites victimes ont également à souffrir de nos certitudes nouvellement acquises : un agresseur sexuel répète ce qu'il a lui-même subi dans son enfance. Le pas est vite franchi pour soupçonner de gestes malveillants envers ses camarades un enfant ayant subi une agression, là où il ne s'agit que d'une banale bagarre entre copains chahuteurs. N'aggravons pas le traumatisme par notre attitude et faisons appel à notre bon sens.

S'il est vrai qu'un fort pourcentage d'agresseurs sexuels a subi des agressions dans son enfance (certains annoncent le chiffre de 60%), il est vrai aussi que dans leur grande majorité les enfants agressés ne deviennent pas à leur tour des agresseurs à l'âge adulte.

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D'autre part, l'association réclame la mise en place d'une politique globale de protection de l'enfant basée pour l'essentiel sur la prévention.

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Pédophilie

Depuis l'été dernier, le thème de la pédophilie est à la mode, tout le monde en parle, les média, le monde politique s'y intéressent, les colloques et les séminaires sur ce thème se multiplient.

Pourtant, ce mot et tout ce qu'il recouvre a longtemps été tabou, personne n'osait même le prononcer, et beaucoup n'en connaissent pas le véritable sens, le confondant souvent avec pédérastie ou homosexualité.

Qui sont les pédophiles?

Ce sont des individus attirés sexuellement par les enfants pré-pubères et même parfois très jeunes.

Au mois d'août 1996, le congrès de Stockholm, en pleine actualité belge, a mis en lumière l'ampleur du problème dans le monde.

Qu'en est-il aujourd'hui?

- on estime à plus d'un million le nombre d'enfants enlevés, achetés, contraints à se prostituer,

- la pornographie infantile se répand sous forme de revues et de vidéos qui banalisent la pédophilie dans le monde entier, aidée par les nouveaux moyens de communication,

- le tourisme sexuel se développe en Asie, en Amérique latine, en Afrique, et aujourd'hui plus près de nous en Europe centrale, et en Europe de l'Est.

- des statistiques canadiennes montrent qu'un pédophile agresse une soixantaine d'enfants en moyenne dans sa vie, et souvent plus de 100.

En France:

- 65000 enfants maltraités par an,

- 5500 enfants victimes d'abus sexuels
,

Ces chiffres sont des données officielles, mais combien y-en a-t-il véritablement?

D'où vient cette prise de conscience? Pourquoi nos élus se sont-ils penchés subitement sur ce problème que nous dénonçons, avec d'autres associations, depuis de nombreuses années sans être, il faut le reconnaître, véritablement écoutés?

Il ne faut pas se voiler la face, c'est grâce à un homme nommé Dutroux, cet été en Belgique, et au sacrifice de deux petites filles, Julie et Mélissa. Mais comprenons-nous bien, elles nous ont ouvert les yeux, mais ce sont les adultes, la société, qui les a sacrifiées au nom de l'obscurantisme, de la lâcheté, et certainement de la corruption.

N'avons-nous pas été tout d'abord révoltés par l'horreur de leur mort, mortes de faim dans leur prison, avant de prendre conscience de l'autre horreur, celle de la pédophilie et de ses trafics ignobles?

En France, l'opinion publique, bercée par les média et les pouvoirs publics, a voulu se rassurer en donnant en exemple les lois françaises permettant la condamnation de ces actes. S'il est vrai que notre système législatif est l'un des plus répressifs d'Europe, encore faut-il avoir la volonté de l'appliquer, de l'appliquer fermement, et de mettre davantage l'accent sur la prévention.

La pédophilie doit être considérée comme un crime grave et doit être sévèrement puni. Chacun doit en être bien conscient, la lutte contre la pédophilie est une priorité. Mais il est plus facile de voter des lois ou créer des structures que de changer les mentalités. Apprenons à écouter nos enfants et à ne plus mettre au ban de la société les courageuses petites victimes qui osent parler.

La protection des enfants doit passer avant toute autre considération.

En signant le 26 janvier 1990, la Convention Internationale des Droits de l'Enfant adoptée par l'ONU le 20 novembre 1989, la France, comme tous les pays européens, s'est engagée à le faire.

Tous les français, toutes les institutions, devraient aussi s'y engager.

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TABOU

Soumission à des pulsions... délinquants sexuels... expression infantile... tendance archaïque naturelle... amour... haine... TABOU... corps sali... enfant déstructuré... crime... pédophilie... culture... interdits... inceste... loi du silence... TABOU... soins... sanctions... TABOU

"- une fille sur 8 et un garçon sur 10 sont victimes d'un abus sexuel avant l'âge de 18 ans,

- une fille sur 25 et un garçon sur 33 déclarent avoir subi un viol ou un inceste,

- un agresseur sur deux est un ami ou une connaissance de la famille,

- 8 fois sur 10 l'enfant est victime d'abus sexuels répétés... "

(extraits de Recherche: dossier technique du Ministère de la Solidarité, de la Santé et de la Protection Sociale)


Certains affirment que ces chiffres sont passablement majorés, voire farfelus!

D'autres, dont je suis, pensent qu'ils ne reflètent malheureusement qu'une infime partie de la réalité... le haut de l'iceberg en quelque sorte.

Des interdits de tout genre, psychologiques, culturels, institutionnels, empêchent encore trop souvent la révélation d'agressions de cette nature.

La déviance sexuelle interroge chacun d'entre nous au plus profond de ce moi intime.

Combien sont ceux qui magistrats, avocats,, experts, médecins, policiers, amis ou membres de la famille de la victime n'osent croire à la véracité des dires, et préfèrent nier la parole de l'enfant tant ils sont troublés, tant leurs convictions personnelles et leurs principes sont ébranlés.

A côté des enfants victimes, si fragilisés, si malmenés, relégués à la place d'un objet, il y a aussi les femmes objets, les vieillards objet, les handicapés objet, qui l'espace d'un moment ou bien pendant de longues années ne sont plus appréhendés que comme corps à user, à abuser, à souiller, un corps sali, blessé, cassé à vie.

"Je suis mort", disait un jeune de 20 ans qui avait été violé depuis l'âge de 4 ans à l'âge de 14 ans à chaque vacances par un directeur de colonie.

Phénomène de société?... Aujourd'hui, je ne sais que répondre, mais le fait est là.

Et puis il y a les abuseurs. Ceux qui nient malgré la multiplicité des preuves, utilisant tous les moyens: pressions, menaces, plaintes, notoriété... pour que Justice ne soit pas rendue. Ceux-là m'effraient.

Ils bénéficient trop souvent de non-lieu, ou de peines de principe, et nous savons que le nombre de leurs victimes ne fera qu'augmenter.

Et puis il y a ceux qui avouent et qui supplient très souvent pour que quelque chose soit fait pour qu'ils ne récidivent pas à leur sortie de prison.

Vaste problème, vaste débat que celui qui touche à la fois à la Justice et à l'éthique, à la liberté individuelle et au respect d'autrui.

# Posté le vendredi 11 juillet 2008 11:27
Modifié le vendredi 18 juillet 2008 15:08